Pour les enfants, comme pour les adultes, la qualité du sommeil est précieuse. En pleine croissance, vos enfants ont besoin de dormir suffisamment, sans se réveiller au cours de la nuit. Pourtant, les troubles du sommeil guettent, et sont nombreux, même chez vos tous petits : terreurs nocturnes, énurésies, insomnies, apnée… Zoom sur les troubles du sommeil qui touchent les enfants, et les solutions qui vous accompagnent pour leur offrir de douces nuits !
L’importance du sommeil chez l’enfant
Le sommeil joue un rôle central dans le développement physique, mental, et émotionnel de l’enfant. Il est essentiel pour la croissance, la régulation des émotions, ou encore, le renforcement de la mémoire. Dès lors, la qualité et la quantité de sommeil dont profite votre enfant influencent directement son développement, son comportement et ses facultés d’apprentissage.
Un enfant qui dort mal ou en quantité insuffisante peut présenter des signes de fatigue, d’irritabilité, des difficultés de concentration, et même des troubles de la croissance. Les besoins en sommeil varient selon l’âge, mais les recommandations de la National Sleep Foundation suggèrent les durées suivantes :
- Durée de sommeil pour les nourrissons de 0 à 3 mois : 14 à 17 heures par jour ;
- Durée de sommeil pour les bébés de 4 à 11 mois : 12 à 15 heures ;
- Durée de sommeil pour les enfants de 1 à 2 ans : 11 à 14 heures ;
- Durée de sommeil pour les enfants de 3 à 5 ans : 10 à 13 heures ;
- Durée de sommeil pour les enfants de 6 à 13 ans : 9 à 11 heures.
Zoom sur les différents types de troubles du sommeil chez l’enfant
Les troubles du sommeil chez l’enfant se déclinent en plusieurs catégories.
L’insomnie : des difficultés à s’endormir
L’insomnie est caractérisée par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes fréquents ou trop précoces, et un sommeil non réparateur. Chez les enfants, elle peut se manifester par une résistance au coucher, un besoin de présence parentale pour s’endormir, et des réveils fréquents pendant la nuit. Chez le nourrisson, l’endormissement est souvent difficile, notamment s’il n’a jamais été couché éveillé dans son lit. Votre bébé ne s’endort alors que s’il est bercé, allaité, porté ou promené.
Dès l’âge de 18 mois, votre bébé peut user de techniques pour repousser l’heure d’endormissement ou pour être sorti du lit : il vous appelle, demande à ce que vous lui lisiez des histoires, pleure lorsque vous ne répondez pas à ses demandes, et l’heure du coucher devient un moment difficile pour les enfant et les parents.
On parle de difficultés d’endormissement lorsque l’enfant ne parvient pas à s’endormir dans un délai de 30 minutes.
Les parasomnies
Les parasomnies regroupent des comportements anormaux qui surviennent pendant le sommeil. Parmi celles qui touchent le plus souvent les enfants, on peut notamment citer :
- Les terreurs nocturnes : elles se produisent généralement durant le sommeil profond. L’enfant peut se réveiller en criant, en transpirant, et présenter des signes de peur intense. Il est souvent difficile de le rassurer, et il ne garde aucun souvenir de l’événement le lendemain ;
- Le somnambulisme : l’enfant se lève, marche ou accomplit des actions complexes pendant son sommeil sans en être conscient. Les enfants somnambules peuvent entretenir des conversations difficiles à comprendre durant leur sommeil, avec des phrases qui ont peu ou pas du tout de sens ;
- Les paralysies du sommeil : elles se caractérisent par une incapacité temporaire de bouger ou de parler qui survient lorsque l’enfant se réveille ou s’endort. C’est un trouble qui apparait généralement à l’adolescence. Lors d’une paralysie du sommeil, l’enfant est conscient de son environnement, il a les yeux ouverts mais il ne peut pas bouger ou parler. L’enfant peut également avoir des hallucinations qui se déroulent sous ses yeux ouverts, le cerveau étant dans un état de rêve. La durée de l’épisode est très courte mais l’expérience peut être terrifiante : elle peut varier de quelques secondes à plusieurs minutes ;
- Les cauchemars : contrairement aux terreurs nocturnes, les cauchemars se produisent durant la phase de sommeil paradoxal, et l’enfant se souvient généralement de son rêve effrayant ;
- La somniloquie : cette parasomnie est définie comme le fait de parler pendant son sommeil, et ce, avec divers degrés de compréhensibilité. Ce trouble du sommeil peut survenir en sommeil lent profond ou en sommeil paradoxal ;
- Les rythmies nocturnes : elles se caractérisent par des comportements moteurs stéréotypés et répétitifs qui se produisent surtout à l’endormissement ou entre deux phases de sommeil : l’enfant est agité par différents mouvements comme le bercement de tout le corps d’un côté à l’autre, le frappement de la tête, généralement contre l’oreiller, la tête de lit ou le mur, d’où la nécessité de protéger le tour du lit. Elle touche l’enfant autour de 4 ans ;
- L’énurésie : cette parasomnie est caractérisée par l’action d’uriner de façon involontaire pendant le sommeil. Le diagnostic d’énurésie est posé à partir de l’âge de 5 ans lorsque l’enfant mouille encore son lit au moins deux fois par semaine pendant le sommeil ;
- Le bruxisme : l’enfant grince des dents ou serre ses mâchoires pendant le sommeil. Il est généralement associé à des microéveils et provoque des douleurs à la mâchoire ainsi que l’usure des dents.
Le syndrome des jambes sans repos
Ce syndrome, rare chez les enfants mais possible, se manifeste par un besoin incontrôlable de bouger les jambes au repos ou pendant la nuit. L’enfant peut alors se réveiller plusieurs fois dans la nuit en raison de cette sensation d’inconfort, ce qui perturbe son sommeil.
L’apnée obstructive du sommeil
L’apnée obstructive du sommeil est un trouble durant lequel l’enfant cesse temporairement de respirer pendant son sommeil, en raison d’un blocage des voies respiratoires. Ce trouble est plus fréquent chez les enfants présentant des hypertrophies des amygdales ou des végétations adénoïdes, et peut entraîner des conséquences graves pour la santé s’il n’est pas traité.
En cas de symptômes d’apnée obstructive du sommeil (ronflements, fatigue au réveil, énurésie, sommeil agité, sueurs nocturnes…), des examens diagnostiques sont effectués dans un laboratoire du sommeil par polysomnographie : elle comprend une oxymétrie et une mesure du dioxyde de carbone en fin d’expiration.
Quelles sont les causes des troubles du sommeil chez l’enfant ?
Les causes des troubles du sommeil chez l’enfant peuvent être nombreuses. Elles peuvent être d’origine biologique, psychologique ou environnementale.
Les facteurs biologiques
Certaines prédispositions génétiques et les antécédents familiaux jouent parfois un rôle dans l’apparition de certains troubles, notamment pour les parasomnies comme le somnambulisme et les troubles respiratoires du sommeil.
Par ailleurs, des problèmes comme les hypertrophies des amygdales et des végétations adénoïdes, des allergies, ou de l’asthme peuvent provoquer des apnées obstructives du sommeil, empêchant alors votre enfant de profiter d’un sommeil profond et réparateur.
Enfin, certains troubles neurologiques, comme l’épilepsie, peuvent affecter le sommeil des enfants. Le syndrome des jambes sans repos, bien que rare chez les enfants, peut également provoquer des réveils fréquents.
Les facteurs psychologiques et émotionnels
L’anxiété et le stress, notamment pendant les périodes de changement (comme un déménagement, une rentrée scolaire, ou un changement familial) peuvent perturber le sommeil chez les enfants. Ils ont alors du mal à s’endormir et se réveillent parfois en pleine nuit.
Les cauchemars et les terreurs nocturnes sont souvent liés à des peurs que les jeunes enfants ne parviennent pas encore à exprimer ou à contrôler. Les thèmes effrayants abordés dans des histoires, des films, ou même dans des jeux peuvent aussi contribuer à faire naître des peurs nocturnes.
Les facteurs environnementaux et comportementaux
Des routines de coucher irrégulières, des horaires de sommeil non stabilisés, ou des rituels associés au sommeil (comme un besoin d’endormissement avec les parents) peuvent créer des dépendances qui compliquent l’endormissement autonome de l’enfant.
Par ailleurs, une chambre trop lumineuse, bruyante, ou une température inadaptée peuvent rendre le sommeil plus difficile. Les enfants sont également sensibles aux stimuli visuels ou auditifs, comme les bruits de la maison ou des lumières trop vives. Notez également que les écrans (tablettes, téléphones, télévisions) émettent une lumière bleue qui perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Les enfants qui utilisent des écrans avant le coucher mettent souvent plus de temps à s’endormir et se réveillent davantage pendant la nuit.
Les facteurs alimentaires
La consommation de caféine, même en petites quantités (présente dans certains sodas, chocolats, ou autres produits), peut retarder l’endormissement et nuire à la qualité du sommeil des enfants. C’est également le cas des repas trop lourds ou trop tardifs : manger un repas copieux juste avant le coucher peut alors causer des inconforts physiques qui perturbent le sommeil. Les aliments riches en sucre peuvent aussi être stimulants et rendre l’endormissement plus difficile.
Les conséquences des troubles du sommeil chez l’enfant
Les troubles du sommeil, lorsqu’ils sont récurrents, peuvent avoir des répercussions importantes sur votre enfant. En effet, un sommeil insuffisant peut nuire au système immunitaire, ralentir la croissance et provoquer une fatigue chronique.
Le développement cognitif peut également être impacté : les enfants privés de sommeil présentent souvent des difficultés d’attention, de mémorisation, ce qui impacte les résultats scolaires.
Les émotions sont aussi plus difficiles à gérer : un enfant qui ne dort pas assez peut être irritable, impulsif, et présenter des comportements agressifs.
Mon enfant dort mal : comment réagir ?
Instaurer une routine de sommeil chaque soir
La mise en place d’une routine de sommeil est cruciale. Proposez à votre enfant une série d’activités relaxantes comme la lecture, un bain, ou une musique douce afin de préparer l’enfant à dormir. Essayez de garder une heure de coucher régulière, même le week-end, pour ne pas perturber l’horloge biologique de votre enfant.
Repérer les signes de fatigue
Apprenez à repérer les signes de fatigue chez votre enfant : s’il bâille, se frotte les yeux ou pleure, c’est qu’il a besoin de dormir. Dès qu’il est fatigué, commencez le petit rituel de sommeil rapide pour l’accompagner en douceur vers les bras de Morphée.
Créer un environnement propice au sommeil
Veillez à ce que la chambre soit calme, accueillante, confortable, sombre et à une température modérée. Un éclairage doux comme une veilleuse peut être ajouté si l’enfant a peur du noir, mais il est préférable de limiter toute source lumineuse directe.
Le matelas pour enfant doit être adapté à son petit gabarit : il doit être accueillant, mais suffisamment ferme pour garder sa colonne vertébrale bien droite toute la nuit. King Size Literie vous accompagne étape par étape pour trouver le matelas adapté à votre tout petit, en fonction de ses troubles du sommeil, et de ses éventuels problèmes de santé.
Limiter les écrans avant le coucher
Les écrans (télévision, tablettes, téléphones) émettent une lumière bleue qui interfère avec la production de mélatonine, une hormone favorisant le sommeil. Il est recommandé d’éteindre les écrans au moins une heure avant le coucher. Optez pour des activités plus calmes, comme la lecture, les puzzles…
Apprendre à votre enfant à devenir autonome en douceur
La nuit, si vous entendez que votre enfant est réveillé, attendez quelques minutes avant d’aller le voir : souvent, il se rendort seul. Si vous intervenez, n’allumez pas la lumière, et évitez de trop parler. Gardez un ton neutre pour favoriser son endormissement.
Encourager une alimentation saine
Privilégiez un dîner léger et sain, avec des aliments qui favorisent la détente, comme les bananes, les noix ou les produits laitiers.
Gérer l’anxiété et les peurs
Si votre enfant est anxieux, vous pouvez lui proposer des techniques de relaxation simples, comme la respiration profonde. Parler des peurs et des préoccupations avant le coucher peut également aider votre enfant à s’endormir plus sereinement.
Par ailleurs, si vous êtes déconcerté par ses pleurs et si vous ne les supportez plus, ne criez pas, et ne secouez pas votre bébé, car cela pourrait laisser des séquelles graves, appelées syndrome du bébé secoué.
Se tourner vers un médecin
Si les troubles du sommeil persistent ou impactent gravement la vie de l’enfant, une consultation médicale est recommandée. Un professionnel de la santé pourra évaluer les symptômes, et proposer une prise en charge adaptée, qu’il s’agisse d’un traitement comportemental ou, dans certains cas, d’un suivi médical plus poussé.



